Attention travaux !

Mon prochain roman n’appartiendra pas à la série des « Singleton et Trelawney ». Il sera ce qu’on appelle en bon français un « one-shot », c’est-à-dire un volume unique.
J’en suis pour le moment à la construction de l’intrigue, mais l’occasion est tentante de faire partager (un peu) à ceux qui le souhaitent la progression de mon travail et les différentes étapes de la mise en œuvre.
Au fil des semaines, j’ajouterai donc dans cette rubrique, avec parcimonie et de manière ludique, des éléments qui donneront un aperçu de ce sur quoi je suis en train de travailler et, par la même occasion, fournira une idée du roman tel qu’il se dessine, dans mon esprit d’abord, sur le papier ensuite.
Le titre en est Fleur de ténèbres, et l’histoire se situera à Paris durant l’année 1886.
Pourquoi Paris ? Pourquoi 1886 ? Quel mystère se cache derrière cette drôle de « fleur » ?
Une question à la fois, saperlotte !
Concernant ladite fleur, il s’agit d’une variété très rare, dont le nom savant est  Scotanthus tubiflorus. Tout ce que j’ai réussi à glaner sur le sujet provient d’un obscur traité de botanique datant de 1862 :

« Le nom de tubiflorus est amplement justifié par la longueur caractéristique du tube du calice, tant dans les fleurs mâles que dans les fleurs femelles. Celui de Scotanthus (“fleur de ténèbres”) rappelle cette autre particularité d’une floraison nocturne, qu’on retrouve d’ailleurs, quoiqu’à un moindre degré, dans le Lagenaria vulgaris et le Trichosanthes anguina. »
(Annales de sciences naturelles, IVe série, tome XVI, Adolphe Brongniart et Joseph Decaisne [p. 173])

Une fleur qui s’ouvre la nuit, et une ou deux fois seulement dans l’année, ce qui fait de son éclosion un phénomène exceptionnel – à telle enseigne qu’aucune représentation ne nous est parvenue.
Hum, hum…

À propos du contexte historique, voici d’ores et déjà quelques éléments :

L’organisation de la police de Sûreté en 1886
Chronologie des différences adresses de la Sûreté parisienne

Dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 août 1886 démarre le « mystère du Petit-Montrouge », autrement appelé l’affaire de « la Femme coupée en morceaux », qui va tenir le public en haleine dans la chaleur de l’été.

Quelques mois auparavant, au tout début du printemps, un autre fait divers avait enflammé les Parisiens : un sordide cas de nécrophilie dans un cimetière du nord de la capitale. Celui que la presse a surnommé le « vampire de Saint-Ouen » récidiva quelques semaines plus tard.

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